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Nos petites histoires de famille

Un fils perdu !

C'est l'histoire de mon arrière grand-père, Jean Kiefer, qui construisit la maison à Meisenthal dans les années 1900. Il n'a qu'un fils et des filles. Son fils, François, épouse une Allemande et s'installe en 1912 aux USA. (Ma grand-mère Elise était la sœur de François). Au début des années 20, François revient au village de Meisenthal avec sa femme. Malheureusement, sa femme ne s'habitue pas à la vie de Meisenthal. Au bout d'un an, ils décident de repartir aux USA. Ils prennent le train de la verrerie qui part de Meisenthal. Ce jour-là, tout le village les accompagne. C'est l'événement ! La mort dans l'âme, Jean, qui voit partir son fils pour toujours, disparaît dans la forêt. Il reviendra 2 jours plus tard après avoir tenté de noyer son chagrin. Effectivement, son fils ne reviendra jamais. Sporadiquement il donne des nouvelles. Dans les vieux papiers de la famille, j'ai retrouvé une carte écrite en allemand avec quelques nouvelles, une photo, une adresse peut-être et puis une image religieuse en mémoire du très regretté "Franck" Kiefer né en août 1888 et décédé en juillet 1953 (le texte est en anglais). Aux USA, il aurait eu des filles mais nous n'en savons pas beaucoup plus…

 

 

 

 

Le poids de la tradition !

C'est l'histoire de mon grand-père Louis Hector. Encore petit, il décide qu'il ne s'agenouillerait pas devant l'autel à l'église catholique. Le curé le rappelle à l'ordre, rien à faire. Le petit est récalcitrant ! Alors, le curé se rend chez le patron de son père. En effet, son père Jean travaille à la verrerie de Meisenthal. Quelques temps plus tard, le père est convoqué au bureau du patron. "Si son fils n'accepte pas de s'agenouiller à l'église comme tout le monde, il perd son emploi" ! Et voilà, comment le curé a eu raison de mon grand-père qui finalement s'est résigné à s'agenouiller. Je garde un bon souvenir de mon grand-père même si je ne l'ai pas beaucoup connu. Il m'emmenait à l'école maternelle à pieds quand maman était occupée, il me faisait des tartines de beurre le matin et je lui disais : " Opa, nitt zu viel beurre ! " ce qui veut dire " Opa, pas trop de beurre ! " Pour Opa, la vie n'avait pas toujours été facile, gazé en Russie, il était revenu de la guerre atteint aux poumons. Il travaillait à la cristallerie de Saint-Louis-Lès-Bitche, et se rendait là-bas à pieds tous les jours en passant par la forêt. Quand il est décédé, ce fut une des rares fois où j'ai aperçu les larmes dans les yeux de mon père…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une maman reconnaissante

C'est l'histoire de mon grand-mère, Elise Hector. Je ne l'ai pas connu pas on disait d'elle qu'elle était généreuse. J'ai retrouvé une lettre datant de l'année de son décès :

17 décembre 1964 : C'est avec une infime tristesse que nous avons appris le deuil cruel qui vous frappe. Je garde personnellement ainsi que mes enfants un souvenir ému et reconnaissant à celle qui n'est plus, dont je ne connaissais pas le visage mais qui fut si bonne et compréhensive envers nous que je ne puis l'oublier. J'espère qu'elle n'aura pas trop souffert avant de trouver le repos éternel. Je regrette de ne pouvoir venir, souffrante moi-même… mais là où elle est, elle sait qu'une maman qui n'a pas beaucoup l'habitude de la prière, prie pour elle de tout son cœur, à cause du lait et de l'aide donnée à ses enfants par ses soins. Avec toute la compréhensive tristesse de la famille M.R.